|
|
|
|
|
|
| |
Les saints du diocèse |
 |
|
|
|
|
| |
Saint Firmin - Saint Ilpide - Saint Privat
Saint Frézal - Saint Véran - Sainte Enimie
Saint Louvent - Saint Hilaire - Bienheureux Urbain V
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
Saint-Firmin
|
|
|
|
|
|
| Évêque fêté le 14 janvier |
|
|
|
|
|
L'Église du Gévaudan est ancienne : en 314 Génialis la représentait au Concile d'Arles ; les voies romaines d'Agrippa et de la Regordane, ont servi nos premiers évangélisateurs. La tradition populaire nous renseigne sur certains d'entre eux.
Les « Actes » de Saint Firmin sont peu connus. Les anciens calendriers et livres liturgiques, en font mention de son culte au 14 janvier. L'évêque Saint Firmin serait mort en 402 à Banassac, localité célèbre par ses ateliers de céramiques et de monnaies.
La restauration de l'église de Banassac en 1956, a permis de découvrir « l'enfeu » de S. Firmin; c'est au dessous de cet arc trilobé qu'aurait été déposé son corps.
|
|
| |
|
|
|
|
| |
|
Saint-Ilpide
|
|
| Martyr fêté le 16 juin |
|
Originaire du Gévaudan. Ilpide est honoré dans le diocèse de Mende du Puy. St Ilpide, contemporain de St Privat, a subi le martyre durant la persécution de Valérien, après avoir mené la vie érémitique dans les gorges de l'Allier et manifesté son zèle pour ensevelir les corps des martyrs, dont celui de St Julien. Enseveli à Brioude. Ses reliques furent sauvées à la Révolution et déposées à l'Hôpital de cette ville. Reconnues en 1809 et 1828, elles furent solennellement transférées le 17 mai 1855 dans l'église de St Julien-de- Brioude. Non loin de Mende, un quartier porte le nom de St-Ilpide. Un petit oratoire de ce nom s'y trouve, qui remplace la chapelle qu'il y avait autrefois. Une tradition situe dans ce terroir le monastère de St Privat, dont St Louvent fut Abbé. Cette même tradition rapporte que St Privat fut torturé à ce lieu dénommé de nos jours colline du bourreau. St Ilpide aurait-il recueilli le corps torturé du patron de notre diocèse ? Si la preuve pouvait en être faite, cela expliquerait la construction en ce lieu de l'antique chapelle de Saint Ilpide « hors les murs de Mende ».
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
Saint-Privat
|
|
| Evêque, martyr, patron de la ville et du diocèse fêté le 21 août |
|
De temps immémorial, l'Église de Mende est sous le patronage de S. Privat. Dans son histoire des Francs, S. Grégoire de Tours relate les circonstances de sa mort et le range parmi les saints illustres des Gaules, avec Denis de Paris, Saturnin de Toulouse, Martial de Limoges, Martin de Tours, Ferréeol de Vienne, Julien de Brioude...
Saint. Privat aurait été envoyé en Gévaudan par Saint. Austremoine. Il serait né à Coudes, non loin de Clermont.
La date du 21 août serait celle de son martyre. S. Grégoire de Tours le situe au temps de Valérien et Gallien (253-260). Dans son ouvrage sur Saint Privat le chanoine Remize dit qu'il fut martyrisé par les bandes de Chrocus aux vers l'an 258. A cette époque, des Alamans dévastèrent le Gévaudan après avoir ruiné Javols. La défense se concentra sur la forteresse de Grèzes qui tint en échec les envahisseurs. Ceux-ci mirent la main sur St. Privat réfugié dans la grotte du Mont Mimat. Il refusa d'ordonner la capitulation de son peuple. Maltraité et poussé à coups de bâtons jusqu'à Mende, on lui demanda de sacrifier aux idoles. Sur un nouveau refus, les bourreaux continuèrent à le supplicier et se retirèrent, croyant leur victime morte. N'ayant pu obtenir la réalisation de leur projet, les Alamans traitèrent avec les assiégés et quittèrent le pays. St. Privat ne tarda pas à succomber et fut enseveli dans une crypte de la cathédrale de Mende.
Vers 631, son corps fut transporté à S. Denis près de Paris. Vers 776, il fut transféré à Salone en Lorraine. Plusieurs localités du nom de St. Privat, font état de ce séjour. Plus tard, un moine du nom de Clocbert le ramena en Gévaudan; sur le chemin du retour des églises furent bâties sous son vocable dans les environs d'Orléans et de Bourges.
Les Mendois dissimulèrent les restes de S. Privat dans les sous-sols de l'église Ste Thècle à l'ouest du grand clocher actuel de la cathédrale jusqu'en 1170, où l'évêque Aldebert III du Tournel le ramena dans la crypte primitive. En 1579, les guerres de religion et plus tard la Révolution firent disparaître en partie les reliques de St. Privat. Ce qui en subsiste est conservé en l'église de l'Ermitage.
Le culte de St. Privat s'est toujours maintenu dans le diocèse de Mende. Le livre des «Miracles de St. Privat » relate un certain nombre de faits extraordinaires qui lui sont attribués.
La grotte du Mont Mimat, n'a jamais cessé d'être un lieu de pèlerinage fréquenté. Dés le Xlle siècle l'évêque y installe à demeure, un chapelain. Les divers édifices qui l'avoisinent de nos jours, constituent un site propice au recueillement et à la prière.
Une quinzaine de paroisses lozériennes s'honorent du patronage de S. Privat. L'aire de son rayonnement s'étend bien au delà du diocèse. Tout cela marque le crédit dont jouit encore le Saint que le Gévaudan a eu pour apôtre. Il l'a marqué pour les siècles de sa foi chrétienne et de son élan missionnaire.
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
Saint-Frézal
|
|
| Evêque de Mende fêté le 4 septembre |
|
La tradition diocésaine, désigne St Frézal comme évêque des Gabales, sous le règne de Louis le Pieux, fils de Charlemagne. Il s'efforça de déraciner l'idolâtrie encore vivante dans certaines régions du Gévaudan, défendant les biens de son église et de son peuple, convoités par les grands seigneurs. Reclu au château de Grèzes, il a été décapité le 4 septembre 826, près de la Canourgue, par un de ses neveux, Bucilinus, jaloux de la générosité de son oncle en faveur du monastère tout proche. Son corps est vénéré à cet endroit dans l'église qui porte son nom.
Six paroisses gévaudanaises l'ont choisi comme patron : St. Frézal de la Canourgue, St. Frézal d'Albuges, St. Frézal de Ventalon, Chaulhac, Grèzes, Julianges ; il est titulaire de la chapelle de l'ancien Petit Séminaire de Marvejols.
L'église St. Frézal de la Canourgue, près de la source vauclusienne portant son nom, a été lieu de pèlerinage régional.
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
| |
|
Saint-Véran
|
|
| Evêque de Cavaillon fêté le 11 septembre |
|
Originaire de Barjac en Gévaudan, Véran fut agrégé au clergé local par l'évêque Evanthe, le jour de la fête de St. Privat ; ce dernier fut toujours pour St. Véran l'objet d'une grande dévotion.
Prédicateur remarquable, après un pèlerinage à Rome au tombeau des Saints Apôtres, Véran devint évêque de Cavaillon au du Vle siècle. St. Grégoire de Tours qui l'a connu le déclare « pontife pourvu de grandes vertus ».
Il siégea au Concile de Mâcon en 585. Les actes conciliaires ont de lui, une lettre remarquable sur la chasteté sacerdotale. Il fit partie de la commission épiscopale nommée par le roi des Burgondes, Gontrand, pour enquêter sur le meurtre de l'évêque de Rouen, Prétextat, assassiné par la reine Frédégonde. En 587, le roi d'Austrasie, Childebert II lui demanda de tenir son fils Thierry sur les fonts baptismaux.
Il serait mort un 13 novembre vers l'an 590 dans la ville d Arles où il s'était rendu pour un Concile. Il fut inhumé dans l'église de Fontaine-de-Vaucluse qui possède son sarcophage mérovingien. Une partie de ses reliques furent transférés dans la cathédrale de Cavaillon.
Une chapelle de S. Véran existait dans la cathédrale de Mende. La paroisse de Barjac où il serait né, avait bâti sur les rives du Lot, une chapelle à son nom, maintenant ruinée par les inondations.
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
Sainte-Enimie |
|
| Vierge fêtée le 6 octobre |
|
Elle est l'objet d'un culte immémorial dans le diocèse. La tradition parle de sainte « Eremio » (la sainte ermite). Ses reliques attirèrent les pèlerins dans les Gorges du Tarn où l'évêque Hilaire avait établi un monastère vers 530. En 951, ce monastère est pris en charge l'abbaye de Saint Chaffre près le Puy.
Le culte de la sainte en connut un renouveau et des biographies virent le jour. Deux principaux témoins s'en font l'écho : le manuscrit latin 913 de la Bibliothèque Nationale et le poème de 2000 vers en langue romane de Bertran de « Marcilia ». Ces écrits font de Ste Enimie la sur de Dagobert, guérie par 3 fois de la lèpre par les eaux de la fontaine de Burle, fondatrice et abbesse d'un monastère, avant de vivre en ermite dans une grotte au flanc de la montagne. Si cette « légende » reste un des trésors de notre littérature religieuse, liée aux grandioses cataclysmes des Gorges, à la belle fontaine de Burle, à la bourgade médiévale qui porte son nom, et à son antique monastère, elle parait peu crédible aux historiens contemporains.
« Quand les moines de St Chaffre relevèrent le monastère au 10° siècle, ils héritèrent du culte de la sainte. Ils ont imaginé une bien belle histoire : une princesse royale, Ste Enimie
promise aux gloires de la terre et qui renonce à tout pour épouser le Christ ... .»
Dans le diocèse, les paroisses de Bagnols-les-Bains, Champerboux, Sainte Enimie l'ont pour patronne. Cette dernière localité a changé son nom de Burle pour celui de Sainte Enimie. Le culte s'y maintient ; tous les ans a lieu un pèlerinage régional. La grotte-chapelle de l'ermitage est toujours fréquentée par les fidèles qui attribuent une vertu à l'eau qui y est recueillie. La tradition selon laquelle Enimie la lépreuse, aurait été guérie par les eaux de la Burle, survit toujours.
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
| |
|
Saint-Louvent |
|
| Martyr fêté le 22 octobre |
|
L'évêque de Mende., institua la fête de S. Louvent en 1737, lors de la réception d'une relique de ce saint, de la part de l'évêque de Châlons.
Louvent, dit aussi Lupien, serait né vers 537 au Bols-du-Mont prés de Javols. L'évêque du Gévaudan Evanthe l'a ordonné prêtre et confié le ministère de la prédication. Devenu vers 576 Abbé du monastère de St. Privat près de Mende, il fut cité en justice devant la reine Brunehaut, accusé, dit-on, par le comte du Gévaudan Innocent, d'avoir tenu des propos injurieux contre la reine.
Louvent fut lavé de cette accusation de lèse-majesté et remis en liberté.
Mais sur le chemin du retour, le comte lui dressa un guet-apens. Il subit toutes sortes de supplices, il fut décapité et jeté dans la rivière de l'Aisne. Ses restes retrouvés auraient été ensevelis dans l'église de Perthes, et transférés partie à Châlons.
En 1737, l'évêque de Châlons, fit don à l'évêque de Mende de quelques reliques de ce saint d'origine gévaudanaise.
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
| |
|
Saint-Hilaire |
|
| Evêque de Mende fêté le 25 octobre |
|
Il est honoré depuis le début du 14e siècle dans notre diocèse.
S. Hilaire a été en relations suivies avec le célèbre monastère de Lérins. Il aurait fait une fondation monastique non loin de Mende, le monastère de St. Privat peut-être ? Son zèle apostolique s'exerça surtout dans la vallée du Tarn, où il aurait fait également une fondation monastique. Il fut assiégé au « Castrum » de la Malène par les troupes du roi d'Austrasie.
S. Hilaire participe au Concile de Clermont en 535 et signe les décrets de morale et de discipline intérieure.
Mgr Solanet lui fait quitter ce monde le 8 des Calendes de novembre. Le corps de St. Hilaire aurait été porté à Salone en Lorraine avec celui de St. Privat. Revenu à St. Denys où on le trouve au début du 12e siècle, le clergé de Mende en 1608, en aurait reccueilli une partie.
Le nom de S. Hilaire, en raison de la langue occitane a été transformé en Chély, en certains endroits du Gévaudan; les vocables St Chély, équivaudraient à St. Hilaire d'après les étymologistes. Plusieurs de paroisses l'ont comme patron : la Parade, St Chély d Apcher, St. Chély du Tarn, St. Hilaire de Lavit... Son culte a toujours été florissant dans la vallée du Tarn. Une chapelle lui est dédiée dans le cirque des Baumes où il est l'objet d'un pèlerinage.
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
| |
|
Bienheureux Urbain V |
|
| Pape fêté le 7 novembre |
|
Fils de Guillaume de Grimoard et d'Amphélise de Montferrand, Urbain V, prénommé comme son père, naquit en 1310 au château de Grisac, en Cévennes gévaudanaises. Après ses études à Montpellier et à Toulouse, il entra au couvent bénédictin du Saint-Sauveur de Chirac, qui a donné naissance à la localité du Monastier. Fondé en 1062 par l'évêque de Mende Aldebert 1er de Peyre, il dépendait a/ors de St. Victor de Marseille et avait pour prieur un oncle du jeune novice, Anglic de Grimoard. il y fut un modèle de régularité et de studiosité. Une fois les saints ordres reçus, il fit de hautes études de science sacrée. Celles-ci terminées, il enseigna à Montpellier, Toulouse, Paris, Avignon. Successivement Vicaire Général de Clermont et d'Uzès il devint Abbé de St. Germain d'Auxerre, puis de St. Victor de Marseille. Il fut désigné comme légat pontifical à Naples par le Pape Innocent VI. Après la mort de ce dernier, il fut élu pape le 28 septembre 1362. Il choisit le nom d'Urbain « parce que les papes ayant porté ce nom avaient été des saints », il reçut l'ordination épiscopale à Avignon le 6 novembre.
Celle-ci arrivait à une période sombre de l'histoire de l'Église. Le nouveau pape s'employa avec beaucoup de zèle à améliorer cette situation par ses efforts pour propager la foi catholique, réformer l'Église, apaiser les conflits, rétablir l'unité avec les Grecs, promouvoir les études ... ramener la papauté à Rome où il résida pendant trois ans, avant de revenir à Avignon où il mourut le 19 décembre 1370. D'abord inhumés en l'église N. D. des Doms, ses restes furent transférés 18 mois après, dans l'Abbatiale de St. Victor de Marseille.
Ce pape « de sainteté et d'érudition » ne tarda pas d'être vénéré en France et en Italie. Le 10 mars 1870 le pape Pie IX signa le décret de béatification.
L'abbé Chaillan, biographe d'Urbain V, a raison de dire que le Gévaudan « a été inondé de ses faveurs et de ses bienfaits. » La montagnarde et croyante Lozère, fière de lui avoir donné le jour, s'en souvient toujours et a voulu lui témoigner sa gratitude par l'érection d'une belle statue en bronze devant la cathédrale qu'il avait fait construire. Cette statue a été solennellement bénite le 28 juin 1874.
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|